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Une tiny pour devenir grand

“There is only one success – to be able to spend your own life in your own way.” – Christopher Morley

Ces petits bijoux, les Tiny Houses (soit “Micro-maisons”) sont le fruit d’un mouvement qui a commencé il y a quelques années outre-atlantique et qui a, dans la contrainte, été publicisé suite à l’ouragan Katrina et bien entendu depuis de la crise économique de 2007.

Cependant, bien plus qu’un simple abri de fortune, c’est une vraie petite maison en bois -et non une boîte de conserve en aluminium-, construite dans les règles de l’art et montée sur roues (ou pas) que vous pouvez balader plusieurs fois par an, de manière à changer d’environnement. Génial pour moi qui ne savait choisir entre partir à l’étranger (envie d’aventure) ou m’ancrer un peu plus dans ma chère ville du Nord (mais ras-le-bol de ne pouvoir m’investir dans mes locations).

Macy Miller's tiny house
Macy Miller’s tiny house

Au delà de l’aspect nomade, opter pour une Tiny, c’est aussi une manière pour moi de continuer dans le minimalisme : bâtir une vie simple et heureuse. Certes les surfaces sont de l’ordre de 20m², mais on ne vit pas dans un débarras, on vit dans un espace prévu pour deux, qui respire, avec le minimum. On simplifie.

Live Simply

Et plus qu’une philosophie, les Tiny inspirent de nouveaux modes de vie et permettent de folles expériences. J’ai particulièrement aimé l’histoire de ces amoureux de la montagne qui utilisent une Tiny pour traquer la poudreuse et se faire plaisir toute l’année, incroyable !

Ce qui m’a aussi fait changer d’avis sur la location, c’est qu’au Wimilab 2013, nous avions parlé construction pendant de longues heures. Je me suis rendu compte que tout ceci était en fait accessible et une étape qui devrait en fait être naturelle. D’ailleurs, Maslow ne place t il pas le toit dans ses priorités ? Ça n’était le fait d’être propriétaire qui me repoussait mais surtout l’endettement, la pression et la sédentarité que cet engagement nécessitait.

Tiny House Build

Dans la construction, ce qui coûte réellement cher, c’est la main d’œuvre. Je n’ai plus les coûts en tête, mais de mémoire, toute personne ayant un peu d’économie de côté et quelques amis pourrait théoriquement se construire une maison en paille, avec les ressources locales. De plus, en cette période de DIY décomplexée et grâce à notre capacité à nous entraider via les réseaux numériques, ce serait dommage de s’en priver.
Une Tiny coûte entre 3000€ et 40000€ selon vos ambitions et votre envie de récupérer des matériaux usagés. Autant dire que ça remet en cause la manière dont on peut la financer. Exit l’endettement et les crédits à taux monstrueux, votre maison devient finançable directement pour les plus fortunés ou, pour les autres, via des prêts solidaires entre particuliers, à taux 0 et ce, uniquement pendant 2 ou 3 ans.

Tiny House InfographicD’ailleurs, une campagne Kickstarter a permis de financer un sondage sur les propriétaires de Tiny. Ce qu’il met en lumière est assez intéressant et révélateur d’un mouvement et d’un type de population. Je vous laisse déchiffrer cette fascinante infographie. Il y a un choix assez clair dans ce mouvement : échanger de l’argent contre du temps pour gagner en liberté.

 

“Too many people spend money they haven’t earned, to buy things they don’t want, to impress people they don’t like.” -Will Rogers

Minim Micro House
Minim Micro House

Je n’ai pas encore assez d’informations pour connaître le temps de construction mais d’après ce que je peux lire, il faut compter entre 3 et 6 mois en fonction du temps consacré par semaine pour un semi-béotien sachant juste utiliser les outils nécessaires.
Au moment où j’écris ces lignes, seules trois Tiny ont été construite en France : deux par le fondateur de la revue ‘la maison écologique’ et une par un groupe indépendant. Elles sont vraiment petites et rudimentaires par rapport à ce que j’ai pu voir aux US mais j’imagine que la réglementation européenne en matière de transport y en est aussi pour quelque chose. A ce propos, je compte essayer, à l’image du livre “Cracking the code”, publier régulièrement (et modestement) le résultat de mes recherches dans le cadre de la législation française, en espérant que ceci puisse faire gagner du temps aux suivants.

Copy Me, Remix me

Oh, et on ne se refait pas. J’ai bien entendu eu la malheur de voir que tous les plans des Tiny déjà construites étaient payants et surtout, interdits à la redistribution. En tant que grand aficionado du libre et du durable, je dois dire que j’aurais aimé trouver des plans libres & Open Source, que l’on puisse télécharger, remixer et redistribuer, tout comme l’on fait avec les logiciels, les imprimantes 3d ou encore les images. D’ailleurs, il est évident que si j’arrive réellement à mener cette expérimentation à son terme, je publierai l’intégralité des plans en Creative Commons et qui sait, peut-être la première Tiny House open source ? — si on exclut la Wikihouse, plus de l’ordre du dépannage.

Quelle fierté, quelle dignité retrouvée de pouvoir construire son abri et ce, sans se traîner un prêt qui conditionnera les dizaines d’années à venir. Qui sait, la Tiny aura peut être le même effet libérateur que les tiers-lieux et espaces de coworking nous ont apporté pour le travail ? Je l’espère en tout cas :-)

Oh et si à tout hasard vous êtes sur Lille et intéressé par la dynamique, nous lançons au sein de l’asso Lille-Makers la thématique Tiny House avec Pol, alors n’hésitez pas à entrer en contact avec nous !

“Live simply so others may simply live.” — Gandhi

Portefeuille minimaliste

Ca y est, j’en suis convaincu : mon année 2014 sera placée sous le signe du minimalisme. Cette fois, je m’attaque à mon portefeuille.

Vous savez, ce gros truc rempli d’un milliard de cartes de visites, fidélité, à puce, de tickets de caisse, de flyers de concerts, de monnaie (et j’en passe…). Il pèse une tonne, me donne l’impression que ma veste est enceinte et m’oblige à fouiller pendant 15 minutes pour trouver quelque chose. Bref, il faut qu’ça cesse, comme dirait un célèbre MC.

The Poquito Minimalist Wallet

J’ai alors commencé à m’intéresser à ce problème, pour découvrir qu’il y avait de plus en plus de designers qui produisaient des portefeuilles minimalistes. Cerise sur le gâteau, la plupart a été financée sur Kickstarter : X-wallet, Vestige, Cinch, Capsule et j’en passe.

La confiture française sous plastique

Bien que ces portefeuilles soient parfaits pour la plupart des gens, ils le sont moins lorsque l’on est français. Ça ne vous dit rien une célèbre carte aux dégradés bleus/verts que vous êtes obligée de balader 24h/24 ? Mais si, notre bonne vieille carte d’identité… au format “1,9x carte de crédit” ! Et là, le portefeuille minimaliste, il n’y a plus qu’à le rêver en se disant qu’il va falloir attendre que la réforme sur la taille de la carte d’identité passe. Soit dans 10 ans. Ou jamais.

Une seule solution : essayer de bricoler quelque chose où cette damnée carte pourrait rentrer. Après une journée de dessin, vadrouillage, couture & coups de cutter, voici donc un premier essai (prototypé en carton) :

Prototype de portefeuille minimalistePour faire court : il y a 2 emplacements tenus par une bande tissu élastique d’un côté pour les cartes de taille “crédit”, deux panneaux qui prennent la carte d’identité en sandwich et le panneau arrière sur lequel passe la même bande élastique permet d’attacher des notes de frais (ça c’était le petit bonus pour mon usage). Sous celles-ci, le panneau est légèrement creusé de manière à pouvoir stocker une pièce, une carte SD ou encore une clé de secours. Des encoches sont soigneusement placées afin d’accéder directement à certaines cartes, sous la pile.

Résultat, c’est quand même deux fois plus grand, mais ça n’est pas beaucoup plus épais. Et surtout, ça ne se plie pas, donc moins de risque d’entasser tous ces papiers qui me passent par la main.

Cela fait donc une semaine que je me balade avec et je peux certifier que ça m’a déjà largement profité et que c’est beaucoup plus agréable à transporter ! Encore quelques améliorations à faire sur la tenue des cartes et je passerai sur un prototype bois (à la découpe laser) ou peut-être plastique (à l’imprimante 3D) — même si je n’aime pas trop le plastique.

 

Le Wimilab est né !

img_0001_02Il y a de ça quelques semaines, sous l’impulsion de Pol, membre des  Makers lillois, nous avions dans l’idée de lancer un Camp d’été, où nous pourrions expérimenter autour du Do-it-Yourself. Les délais étaient courts. Très courts. Mais, au lieu de ne rien faire, nous avons préféré lancer quelque chose de très imparfait, très déstructuré. Un événement facebook après, nous avions booké deux semaines pour aller à la rencontre de la nature :-)

Au programme : établir un camp de base puis… faîtes ce que vous voulez, faîtes-vous plaisir ! Dans le même esprit que La Coroutine, nous souhaitions mener cette expérience non pas en imposant des contraintes, mais bien en laissant chacun voguer à ses envies du moment… Il a suffit d’un Kanban pour suivre un peu la fourmilière et ça a largement fonctionné !

Au total : 39 participants, 17 Campeurs pendant ces 16 jours… un pur plaisir.

Parmi les initiatives réalisées, on citera :

  • Construction d’un panneau de ballon d’eau solaire en thermosiphon ;
  • Défrichage du verger ;
  • Construction de toilettes sèches ;
  • Mise en place d’un espace de Coworking ;
  • Création d’un composte ;VJing
  • Construction d’une cabine de douche ;
  • Expérience avec les batteries de terre et les générateurs ;
  • Initiation à l’énergie solaire ;
  • Construction d’un établi 100% récup ;
  • Découverte de l’argile et esquisse d’un four à pain/pizza ;
  • Découverte des arbres et arbustes ;
  • Début de réalisation d’une cabane perchée ;
  • Réflexion sur les buttes de permaculture ;
  • VJ’ing / Mapping !

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Il était clair que c’était le début d’une nouvelle aventure : celle d’un tiers-lieu auto-géré et auto-financé, mais cette fois-ci, rural. Le WimiLab etait né :

Le projet Wimilab consiste à s’approprier collectivement un espace naturel (un terrain de 1,2 ha boisé mais à l’abandon depuis 15 ans) pour y créer un lieu ouvert à tous et autogéré dédié à :
  • l’auto-fabrication et le design libre avec la mise en place d’un atelier associatif pouvant accueillir en résidence bidouilleurs, artistes, designers pour réaliser des projets open-source ;
  • l’auto-construction écologique et l’autonomie énergétique avec constructions et expérimentations d’habitats légers, confortables, et à faibles emprises (yourtes revisitées, cabanes dans les arbres, etc) ; d’installations pour le retraitement de l’eau, la production de chaleur et d’électricité renouvelables (éoliennes, solaire thermique, systèmes d’isolation avec matériaux à faible impact, etc) ;
  • l’agro-écologie avec la création d’un jardin partagé.
  • (à vous de compléter la liste !)

Nous espérons construire peu à peu une communauté qui saura animer cet espace de manière autonome… alors si vous êtes intéressés, faîtes-le nous savoir ! Nous cherchons aussi des conseils vis à vis des aspects légaux, à bon entendeur…

Retour sur l’Open Bidouille Camp de Lille

Durant le week end du 22 & 23 Juin, nous avons organisé le premier Open Bidouille Camp Lillois, à la gare Saint Sauveur. L’occasion de (re)sortir toutes les bidouilles accumulées par les Makers Lillois mais aussi d’en prévoir de nouvelles avec cette échéance tout en démocratisant le DIY.

Et… ce fut un réel succès ! 3000 personnes selon organisateurs, 200 selon la police bien entendu, mais les chiffres ne sont pas importants. Ce qui compte, c’est le public, qui était présent et dans toute sa diversité : un vrai melting-pot en terme d’âge, de sexe, de milieu, etc. Et ça, pour moi, c’est notre victoire.

Pourquoi ? Peut être le contexte économique ou la prise de conscience écologique ? C’est difficile à dire, mais clairement, il y a un intérêt à (re)faire soi-même, à mettre de soi dans les objets, à se les réapproprier, les réparer ou encore les détourner. Apprendre, construire, utiliser consciemment et réparer plutôt que consommer et jeter ; c’est ça qui rassemble.

Parce qu’en fait, il n’y a rien de révolutionnaire dans les technologies présentées. Voire même, c’est du low-tech si on se compare aux industries de pointe. Mais ça, c’est uniquement considérer l’aspect technologique.

Ce qui est révolutionnaire, c’est la manière de concevoir et d’approcher cette technologie. Les imprimantes 3D existent depuis des dizaines d’années et pourtant… tout le monde fait des yeux ronds à la première rencontre d’une de ces étranges machines. Mais ça n’est pas étonnant : qui a déjà eu le privilège de s’approcher d’un tel monstre à 50.000€ dans une salle fermée au fin fond d’usine elle-même réservée à une poignée de personnes ? Très peu d’élus. Et avec le DIY, c’est su ça que tout change.

La révolution actuelle vient non pas par la levée d’un verrou technologie mais bien humain/social, et ce, grâce au DIY, au libre (Open Source) et aux réseaux :

  • Je n’achète plus ma machine prête à fonctionner : je la construis et j’apprends son fonctionnement ;
  • Je ne la jette plus quand elle dysfonctionne : j’ai appris son fonctionnement, je peux la réparer ;
  • Les pièces ne viennent plus de l’autre bout du monde : on m’explique comment la produire localement avec une autre machine déjà existante ;
  • Je ne suis plus dépendant d’un fabriquant : les plans sont disponibles sur Internet, je suis autonomisé ;
  • Ces machines de ne sont plus réservées à une élite : elles sont construites communautairement, sans brevets et donc disponibles à faible coût ;
  • Je ne suis plus dépendant des industries : je peux innover chez moi et réparer mes objets grâce à la réappropriation des moyens de production ;
  • Je subis moins l’obsolescence : il me suffit de chercher les évolutions sur Internet et de transformer ma machine existante ;
  • Je ne suis plus isolé : je peux apprendre, partager et co-concevoir via Internet, quitte à devenir un jour expert dans un domaine qui m’était encore étranger il y a quelques mois ;
  • Ma démarche devient plus altruiste : je produis des bien communs, pérennes et réutilisable par tous ;
  • Je ne suis plus tributaire de ce qu’on me propose : j’ai les clés pour devenir acteur de l’écosystème plutôt que consommateur.

Capture du 2013-07-07 13:08:21

Bref. Si vous souhaitez voir ou revoir les ateliers proposés pendant l’événement, vous pouvez trouver ma compilation à cette adresse.

 

Intervention au Banquet DIY

Mardi 4 Décembre, j’interviendrai pour La Coroutine à l’Imaginarium, dans le cadre du Banquet DIY.

La table ronde à laquelle je participerai s’intitule “Nouvelles pratiques, Nouveaux lieux“. Une occasion de présenter la démarche “DIY” de La Coroutine, notre vision des tiers-lieux open-source et comment nous voyons ces lieux comme une ébauche très imparfaite d’une transition vers des modes de vies plus durables et de rendre possible des nouvelles manières de vivre sa passion.

L’intervention se fera aux côtés de Blackboxe, un fablab/hackerspace parisien ayant une démarche débrouillarde assez similaire à l’histoire de la Coroutine.

Enfin, Thierry interviendra aussi au matin pour le MeuhLab, dans la table ronde “Do it Yourself et innovation“.

La journée sera ponctuée de performances, concerts et démos et vous pourrez composer votre propre soupe le midi, avec l’aide de Shu Lea Cheang, une artiste taïwanaise qui réalisera une performance culinaire.

Venez nombreux !

De nouveaux jouets ouverts et créatifs pour 2012

Voici, en ce début d’année, quelques nouvelles machines inspirantes et ouvertes pour nos tiers-lieux (hackerspaces, fablabs, coworkings, …) : de nouvelles possibilités pour nos projets créatifs !

PrintrBot

Tout d’abord, la printrbot, nouvelle RepRap, c’est-à-dire imprimante 3d réplicable, née sous l’impulsion de Brook Drumm, dont le but était de créer une nouvelle imprimante plus facile à monter et moins coûteuse, tout en fournissant au moins de la même qualité que ses concurrentes. Mission accomplie pour Brook, qui a sorti une imprimante montable en quelques heures, qui coûte un peu moins de $500 ( ~400€ ) et qui peut se construire sous deux formes : une taille standard et une version large.

Pour la petite anecdote, Brook avait démarré le projet sur Kickstarter avec le slogan “Une imprimante dans chaque foyer et/ou école”, en demandant $25.000. Après la contribution de plus de 1800 personnes, il a obtenu la somme hallucinante de $830.827 soit 3323% de plus que ce qu’il souhaitait initialement. Qui a dit que le financement participatif n’était qu’un doux rêve ?

RaspBerry Pi

Au rayon des ordinateurs innovants, voici la Raspberry Pi, première née d’une fondation anglaise dont le but est de faire un ordinateur au plus bas prix afin de permettre à n’importe quelle école de s’équiper pour apprendre la programmation aux enfants. Bien entendu, avec les caractéristiques proposées (ARM@700Mhz, 256Mo de RAM, Videocore 4GPU capable de décoder du HD, Chip OpenGL ES2.0, Ethernet, Chipset son, … — voir les caractéristiques complètes), il est évident que cette carte sera prise d’assaut par les créatifs pour l’art numérique, la domotique, les pirate-box like, etc, etc. En effet, cet ordinateur fait la taille d’une carte de crédit… et ne coûte que $25 pour la version A et $35 pour la version B (avec Ethernet) ! A ce prix, on avait à peine un Arduino et, en cherchant les mêmes caractéristiques, une BeagleBoard coûte environ $100.

Alors qu’elle n’est pas encore sortie, quelqu’un travaille déjà sur une carte complémentaire, appelée la GertBoard permettant d’exploiter les GPIO présents sur la carte, dans le même esprit que l’Arduino.

Après une phase de bêta et un micro problème, la production vient de commencer, yay ! Par ailleurs, l’équipe avait mis en vente de quelques prototypes sur eBay afin de rembourser en partie les frais engagés. Il sera possible de commander une et une seule Rapsberry par adresse postale d’ici quelques jours/semaines. Comme ils disent “Take a byte” !

Lasersaur

Après les imprimantes 3d, au tour des découpeuses laser de voir leur prix divisé par 60. Autant dire qu’on va la retrouver bientôt dans n’importe quel espace de création et que les designers, artistes et hobbyistes s’en empareront au plus tôt. Le projet est déjà en bêta (91% selon la roadmap) : la commande des kits est pour bientôt !

Le studio à l’origine de cette initiative (Nortd) a promis deux versions : une de 100W pour environ $500 et une de 25W pour moins de $300. Pour info, une telle machine coûte actuellement environ $30.000… Et bien sûr, sur le même principe que les RepRap, cette Lasersaur sera réplicable librement.

Enfin, tout comme la Printrbot (voir plus haut), un appel à la communauté a été fait : un réel succès avec $20,000 récoltés (> 200% financé) ! En attendant la sortie, vous pouvez toujours lire le manuel ou surveiller la barre de progression du projet.

DIY Book Scanning

Enfin, une machine surprenante : un scanner de livres DIY et libre. En fait, il s’agit plus d’une communauté qui travaille autour de cette thématique, mais comme leurs efforts semblent converger, il est tout à fait probable qu’un kit soit bientôt disponible ! Le Model 1 (voir illustration) semble posséder toutes les caractéristiques nécessaires pour permettre l’archivage, l’accessibilité et la diffusion des documents et livres papiers au plus grand nombre d’entre nous. Ils disent même qu’on trouve la plupart des pièces dans les poubelles…

Selon les infos et les vidéos, ce scanner serait rapide grâce à deux caméras (1200 pages / heure) et délicat avec le livre. Bon, bien entendu, il faut encore tourner les pages à la main (pour combien de temps ?), ce qui fait une numérisation de 20 minutes par livre en moyenne. N’hésitez pas à jeter un œil à la vidéo d’introduction de ce mouvement et à parcourir le wiki où vous pouvez retrouver les instructions pour faire votre propre scanner ou encore de regarder une présentation faîte dans le cadre de l’Open Hardware Summit.

Happy Hacking en 2012 !