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Le Singe Savant s’élance !

Nous pensons avec le plaisir du palais et la rigueur des mathématiques ; nous expérimentons et explorons grâce au numérique et à l’automatisation ; nous gardons l’esprit ouvert car notre ADN s’est forgé dans le collectif, le collaboratif et le DIY ; nous respectons et limitons notre emprunte car notre cœur s’emballe pour la planète tandis que nos yeux brillent lorsque les courbes et les couleurs se mélangent avec grâce.

Nous sommes la micro-brasserie du Singe Savant.

Le Singe Savant

Ce projet multi-facettes, développé depuis plusieurs mois avec Valentin (collaborateur principal) et Hervé (graphiste) prend maintenant son envol, pour notre plus grand plaisir.
Dans cette ébullition, nous nous efforçons de développer la première bière du Singe aux notes de mandarine, pèche & citron ; nous travaillons sur l’espace de co-brassage (BrewLab) afin d’accueillir les brasseurs plus ou moins chevronnés dans un lieu d’échange et de bonne humeur et, enfin, préparons les ateliers et la BrewShop où vous pourrez vous fournir en matières premières et apprendre à construire votre système de brassage.

En attendant de pouvoir vous rencontrer à Lille, n’hésitez pas à nous suivre via facebook et à découvrir notre site !

Aidez le Makerspace Associatif Lillois à décoller !

Après quelques semaines d’ouverture du MakerSpace associatif lillois , à l’étage du Mutualab, nous lançons un appel aux dons pour enclencher l’autonomie financière. L’idée est par la suite, dans une logique d’économie contributive, que chacun puisse donner en fonction de ses usages & moyens chaque mois. Intégralement financé par la communauté d’usagers en somme.

Donc, si le père noel a été généreux avec vous, n’hésitez pas à l’être aussi avec votre makerspace ! Pour participer, c’est juste ici. Et pour rappel, la permanence, c’est tous les jeudi soirs. N’hésitez pas à passer dire bonsoir :-)

Retour sur l’Open Bidouille Camp de Lille

Durant le week end du 22 & 23 Juin, nous avons organisé le premier Open Bidouille Camp Lillois, à la gare Saint Sauveur. L’occasion de (re)sortir toutes les bidouilles accumulées par les Makers Lillois mais aussi d’en prévoir de nouvelles avec cette échéance tout en démocratisant le DIY.

Et… ce fut un réel succès ! 3000 personnes selon organisateurs, 200 selon la police bien entendu, mais les chiffres ne sont pas importants. Ce qui compte, c’est le public, qui était présent et dans toute sa diversité : un vrai melting-pot en terme d’âge, de sexe, de milieu, etc. Et ça, pour moi, c’est notre victoire.

Pourquoi ? Peut être le contexte économique ou la prise de conscience écologique ? C’est difficile à dire, mais clairement, il y a un intérêt à (re)faire soi-même, à mettre de soi dans les objets, à se les réapproprier, les réparer ou encore les détourner. Apprendre, construire, utiliser consciemment et réparer plutôt que consommer et jeter ; c’est ça qui rassemble.

Parce qu’en fait, il n’y a rien de révolutionnaire dans les technologies présentées. Voire même, c’est du low-tech si on se compare aux industries de pointe. Mais ça, c’est uniquement considérer l’aspect technologique.

Ce qui est révolutionnaire, c’est la manière de concevoir et d’approcher cette technologie. Les imprimantes 3D existent depuis des dizaines d’années et pourtant… tout le monde fait des yeux ronds à la première rencontre d’une de ces étranges machines. Mais ça n’est pas étonnant : qui a déjà eu le privilège de s’approcher d’un tel monstre à 50.000€ dans une salle fermée au fin fond d’usine elle-même réservée à une poignée de personnes ? Très peu d’élus. Et avec le DIY, c’est su ça que tout change.

La révolution actuelle vient non pas par la levée d’un verrou technologie mais bien humain/social, et ce, grâce au DIY, au libre (Open Source) et aux réseaux :

  • Je n’achète plus ma machine prête à fonctionner : je la construis et j’apprends son fonctionnement ;
  • Je ne la jette plus quand elle dysfonctionne : j’ai appris son fonctionnement, je peux la réparer ;
  • Les pièces ne viennent plus de l’autre bout du monde : on m’explique comment la produire localement avec une autre machine déjà existante ;
  • Je ne suis plus dépendant d’un fabriquant : les plans sont disponibles sur Internet, je suis autonomisé ;
  • Ces machines de ne sont plus réservées à une élite : elles sont construites communautairement, sans brevets et donc disponibles à faible coût ;
  • Je ne suis plus dépendant des industries : je peux innover chez moi et réparer mes objets grâce à la réappropriation des moyens de production ;
  • Je subis moins l’obsolescence : il me suffit de chercher les évolutions sur Internet et de transformer ma machine existante ;
  • Je ne suis plus isolé : je peux apprendre, partager et co-concevoir via Internet, quitte à devenir un jour expert dans un domaine qui m’était encore étranger il y a quelques mois ;
  • Ma démarche devient plus altruiste : je produis des bien communs, pérennes et réutilisable par tous ;
  • Je ne suis plus tributaire de ce qu’on me propose : j’ai les clés pour devenir acteur de l’écosystème plutôt que consommateur.

Capture du 2013-07-07 13:08:21

Bref. Si vous souhaitez voir ou revoir les ateliers proposés pendant l’événement, vous pouvez trouver ma compilation à cette adresse.

 

Qui veut un espace de vie citoyen sur Lille ?

Salut les lillois,

Depuis des mois, quelques hobbyistes souhaitant transformer leur passion en activité “pro” ont décidé de se regrouper au sein d’une structure pour mener leur projet dans des conditions en adéquation avec leurs idées et principes. Cet espace a vu le jour sur Moulins, rue Lamartine (après un bref passage dans les Hauts-Lieux), sous le nom de La Coroutine.

coroutineAu fil des mois, cette structure a pris de l’ampleur, en prenant tout d’abord le label d'”espace de coworking” mais en dépassant de plus en plus ce cadre aujourd’hui. Je m’explique. Dans coworking, il y a working (travailler), ce qui, pour moi, ne décrit plus exhaustivement ce qu’il se passe au sein de ce lieu.

Bien que ce ne soit pas encore réellement le cas, ce lieu devient peu à peu un lieu de sociabilisation, d’échange, de partage, de formation et de détente pour de nombreuses personnes, au sens large. On s’y sent bien, chacun est considéré, l’ouverture est au cœur du bon fonctionnement et, force est de constater, il répond à un besoin évident.

Imaginez, un lieu où en journée, des personnes travaillent, pendant que des étudiants révisent et d’autres dessinent ou bouquinent. Un lieu où il est possible de venir demander conseil pour trouver un emploi ou encore pour se créer son emploi. Et puis, se former par l’échange, discuter ses opinions, s’enrichir. Bien entendu, parlons du soir : animations, conférences, tournois de cartes, club de tricot, concerts ? A vous, les associations, de prendre d’assaut (non, non, il n’y a pas de jeu de mots ;-) ) les soirées libres et de lui donner vie au crépuscule.

Cet objectif n’est pas encore atteint, certainement faute à la configuration du lieu actuel (trop petit). Aussi, nous nous efforçons de remédier à ça en trouvant et en aménagent un nouveau lieu, plus grand, plus sympa, plus à vous. Et  pour ça, il me parait évident que ça n’a de sens que si, vous tous vous l’appropriez, au plus tôt. Alors venez, aidez nous à concrétiser ce rêve qui n’en est pas tant un…

Maçons, architectes, artistes, informaticiens, organisateurs, joueurs de cartes, musiciens, financeurs, détracteurs, hobbyistes, institutionnels, sponsors, couturiers, créatifs de tous bords, motivés, chercheurs, peintres, et qui sais-je encore : nous avons besoin de vous ! Faites en votre lieu, prenez le d’assaut, maintenant !!

Et si vous n’avez pas de temps, vous avez peut-être un peu d’argent pour faire un don sur Ulule.

Sur ce, j’espère sincèrement que l’on prendra un café ensemble au sein de la nouvelle Coroutine :-)